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Nos boîtes aux lettres : image incontournable de La Poste

boîtes aux lettresLes boîtes aux lettres connues et reconnues de tous, habillent les rues et les avenues de nos villes et des villages de nos campagnes. Petits ou grands, nous avons tous eu l’occasion d’envoyer du courrier privé, professionnel ou administratif mais aussi la fameuse lettre au père Noël.

Elle est un symbole de La Poste et fait la fierté des postiers et des postières. Elle était régulièrement entretenue, remplacée, mais ça… c’était avant !

Aujourd’hui, les boîtes aux lettres sont dégradées, mal entretenues et, malheureusement, pas toujours remplacées voire supprimées.

Au travers de ses boîtes aux lettres, comme de tout le matériel postal (véhicules, signalétique…), ce sont les symboles de sa proximité que La Poste laisse se détériorer. Elle doit en assurer un entretien et une qualité irréprochables.

Quelle image donnée à la population. La confiance ne peut qu’en être diminuée !

Compensation financière de la mission d’accessibilité bancaire

mission d’accessibilité bancaireFin juillet, la Commission européenne a autorisé une compensation de 1,77 milliards d’euros pour La Banque Postale afin qu’elle continue à assurer la mission d’accessibilité bancaire que l’État lui a confiée jusqu’en 2026.

Le montant pour la période 2015-2020 était de 1,83 milliards d’euros mais avait été révisé en cours de contrat pour atteindre au total 1,93 milliards d’euros. Malgré cela, La Banque Postale a dû supporter un reste à charge de l’ordre de 321 millions d’euros. Il y a fort à parier que sur la nouvelle période une révision sera également nécessaire.

Le Sénat lui-même, lors de ses travaux parlementaires, a souligné que la compensation devrait être augmentée dans la perspective d’une hausse de la précarité et d’un enrichissement du contenu de cette mission, tel l’accès aux espèces pour tous, sur l’ensemble du territoire et à tout moment.

Pour FO, au-delà de la question de la compensation de la mission d’accessibilité bancaire, il est urgent de renforcer en priorité l’emploi des postiers pour permettre un accueil de qualité répondant aux besoins de tous les clients et de leur fournir tous les moyens nécessaires pour remplir cette mission.

Aides financières de l’État pour compenser le Service Universel Postal

Service Universel PostalLe premier ministre a réuni le 22 juillet et tenu à présider « le comité de haut niveau » chargé d’examiner le contrat d’Entreprise 2018-2022 entre l’État et La Poste.

Les membres de ce comité se sont successivement exprimés dans un premier temps pour partager les constats sur la situation de l’entreprise : Jean CASTEX, premier ministre, Philippe WAHL, PDG de La Poste, Jean LAUNAY, ancien parlementaire, rapporteur missionné par le ministre de l’économie Bruno LE MAIRE présent également, Patrick CHAIZE, sénateur, président de l’observatoire national de la présence postale, Mireille CLAPOT, députée, présidente de la commission supérieure du numérique et des Postes et Laure De La RAUDIERE, présidente de l’ARCEP.

Outre la prise de parole du président de La Poste sur la situation de l’entreprise, heurtée de plein fouet par la transformation de son modèle basé sur le Courrier, et son plan stratégique destiné à l’amener vers un modèle « autoporteur », l’ancien parlementaire Jean LAUNAY a fait la synthèse du rapport qu’il a remis au ministre de l’économie. Il préconise, notamment, de maintenir certains principes de fonctionnement actuels du service universel postal : la distribution du courrier 6 jours sur 7, la présence d’un Réseau de points de contacts important (17000) et le maintien d’une politique tarifaire abordable et maîtrisée. Mais, alors que la consommation postale des ménages est passée de 45 plis par an en 2008 à 5 en 2020 et 2 en perspective, il invite La Poste à réfléchir à la création d’une nouvelle gamme basée sur une offre en J+3.

À la suite de ces constats, le premier ministre a déclaré que L’État et le Gouvernement allaient prendre leurs responsabilités concernant la compensation financière des missions de service public. Mais de quelle façon ?

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La Poste : première « Entreprise publique à mission »

Entreprise publique à missionLa loi PACTE (loi relative à la croissance et à la transformation des entreprises) du 22 mai 2019 a consacré dans le Code civil et le Code du commerce la notion d’intérêt social de l’entreprise.

Deux années après son vote, elle fait aujourd’hui de La Poste la première entreprise publique française à détenir la qualité « d’entreprise à mission ». La finalité d’une entreprise à mission consiste à concilier la recherche de performance économique avec sa contribution à l’intérêt général. Ainsi, ces deux notions, l’une commerciale et l’autre sociétale, que l’on oppose généralement en raison de leur nature nativement divergente, ont désormais vocation à former un duo équilibré. Ce duo articule l’économie de marché avec le développement durable et vise à créer le socle de l’économie responsable, ce qui n’est pas sans impact sur la gouvernance de l’entreprise.

Si le pari est ambitieux, il n’en demeure pas moins que les postières et les postiers seront appelés à tout mettre en œuvre pour le gagner. Car, en cas d’échec, il est prévu une procédure de retrait de la qualité « d’entreprise à mission ». En clair, tout autre chemin que celui du succès conduirait à laisser à d’autres le soin de combler à terme tous les manquements de l’entreprise.

Certains verront dans ce nouveau statut le mariage de la carpe et du lapin, quand d’autres y trouveront une très belle opportunité pour La Poste d’inscrire dans le marbre les missions de service public dont elle assume pleinement la charge depuis des générations (service universel de la distribution de la presse et de la distribution du courrier 6J/7, accessibilité bancaire, aménagement du territoire).

Et pour rappel, le plan stratégique « La Poste 2030, engagée pour vous », présenté au Conseil d’Administration du 26 février dernier, intègre quatre engagements qui sont :

  • la contribution au développement et à la cohésion des territoires ;
  • la favorisation de l’inclusion sociale ;
  • la promotion d’un numérique éthique, inclusif et frugal ;
  • la contribution à l’accélération de la transition écologique pour tous.

La raison d’être de La Poste, qui a toujours eu pour mission fondamentale de relier les hommes partout sur le territoire, demeure la même : « Au service de tous, utile à chacun, La Poste entreprise de proximité humaine et territoriale, développe les échanges et tisse les liens essentiels en contribuant aux biens communs de la société toute entière. »

Dans tous les cas, pour FO, il faudra d’abord inscrire les postières et les postiers au cœur de la stratégie, sans brader leur santé au nom du « tout économique ». Car, sans elles et sans eux, il n’y aura pas d’avenir pour La Poste.

Sur tous les fronts pour défendre les missions de service public

missions de service publicAuditionnée par le Ministère de l’économie puis par le Sénat sur les missions de service public postal quant à leur financement et plus globalement leur avenir, FO Com a réaffirmé ses revendications en la matière. Nous avons eu maintes fois l’occasion, et ce fût d’ailleurs notre fil rouge lors des dernières élections à La Poste, de nous exprimer sur le sujet (Lire notre dernier document de décembre 2020), de démontrer le rôle et la nécessité de telles missions dans notre société. Il n’y a pas de République sans Service public !

Aujourd’hui, l’état ne compense plus le service universel postal c’est-à-dire la distribution du courrier 6 jours sur 7 sur tout le territoire, engendrant ainsi un coût de 506 millions d’euros à La Poste en 2020. Les autres missions sont également sous-compensées par rapport au coût constaté. (Lire notre contribution).

Pas besoin de grands discours, il y a juste une évidence : ce dont a besoin La Poste, c’est de pouvoir financer les missions de service public dont la collectivité nationale lui a confié la charge.

Aussi, FO Com demande à l’état d’assurer la contribution financière à hauteur des coûts afin que La Poste traverse sereinement la période de transition et de transformation qui s’annonce et pour qu’elle puisse répondre à trois exigences :

  • Assurer ses missions traditionnelles tout en développant de nouvelles missions,
  • Garantir un haut niveau de qualité dans l’accomplissement de toutes ses missions,
  • Garantir la reconnaissance, le sens du travail ainsi que l’avenir à tous les postières et postiers.