De manière unilatérale, La Poste a reconduit le TPAS en 2025
Pour plus d’infos, Lire le tract
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La retraite progressive est accessible 2 ans avant l’âge légal de départ à la retraite. Le salarié doit avoir cotisé au moins 150 trimestres d’assurance retraite dans un ou plusieurs régimes obligatoires d’assurance vieillesse.
Date de naissance | Age d’ouverture de droit à la retraite progressive | Age minimum de départ à la retraite |
avant le 1er septembre 1961 | 60 ans | 62 ans |
entre le 1er septembre 1961 et
le 31 décembre 1961 |
60 ans et 3 mois | 62 ans et 3 mois |
En 1962 | 60 ans et 6 mois | 62 ans et 6 mois |
En 1963 | 60 ans et 9 mois | 62 ans et 9 mois |
En 1964 | 61 ans | 63 ans |
En 1965 | 61 ans et 3 mois | 63 ans et 3 mois |
En 1966 | 61 ans et 6 mois | 63 ans et 6 mois |
En 1967 | 61 ans et 9 mois | 63 ans et 9 mois |
À partir du 1er janvier 1968 | 62 ans | 64 ans |
Pour bénéficier de la retraite progressive, le salarié doit exercer une activité à temps partiel fixée entre 40% et 80% de la durée de travail applicable à l’entreprise ou une activité en forfait jours réduit comprise entre 40 et 80 % de la durée maximale de travail par rapport à la durée maximale légale, règlementaire ou conventionnelle exprimée en jours.
Le salarié qui souhaite bénéficier d’une retraite progressive doit adresser sa demande à la CARSAT 4 à 5 mois avant la date souhaitée. Le salarié doit en faire la demande à son supérieur hiérarchique au moins 6 mois avant la date envisagée de sa retraite progressive par LRAR ou par mail. Ce dernier a 2 mois pour y répondre en LRAR ou mail. Son silence vaut accord.
L’âge d’ouverture du droit à départ en retraite progressive est fixé pour tous les fonctionnaires en fonction de l’âge légal de départ en retraite des fonctionnaires diminué de 2 ans.
Dates de naissance | Age minimum de départ en retraite | Age d’ouverture du droit à la retraite progressive |
Du 1/1 au 31/8/1961 | 62 ans | 60 ans |
Du 1/9 au 31/12/1961 | 62 ans et 3 mois | 60 ans et 3 mois |
1962 | 62 ans et 6 mois | 60 ans et 6 mois |
1963 | 62 ans et 9 mois | 60 ans et 9 mois |
1964 | 63 ans | 61 ans |
1965 | 63 ans et 3 mois | 61 ans et 3 mois |
1966 | 63 ans et 6 mois | 61 ans et 6 mois |
1967 | 63 ans et 9 mois | 61 ans et 9 mois |
A partir de 1968 | 64 ans | 62 ans |
Les fonctionnaires éligibles à un départ en retraite anticipé (parents de 3 enfants, parents d’enfant infirme, fonctionnaire handicapé, départ anticipé pour carrière longue) peuvent prétendre à la retraite progressive selon la même condition d’âge d’ouverture de ce droit, dès lors qu’ils ne sont pas partis de façon anticipée à la retraite.
La condition d’assurance pour accéder à la retraite progressive est fixée à 150 trimestres tous régimes confondus.
Le temps partiel, qu’il soit de droit ou sur autorisation, à l’exception du temps partiel thérapeutique, permet de bénéficier de la retraite progressive. L’activité à temps partiel doit être exercée selon une quotité de travail de 50%, 60%, 70%, 80% ou 90% de la durée de travail à temps complet. Cette condition concerne tous les fonctionnaires à temps partiel et de façon équivalente les fonctionnaires en forfait jours réduits.
Durant la retraite progressive, le fonctionnaire ne peut pas cumuler plusieurs activités.
Le fonctionnaire doit adresser sa demande de retraite progressive au Service des Retraites de l’État via l’ENSAP au moins 6 mois avant la date souhaitée. Si le fonctionnaire ne bénéficie pas déjà d’un temps partiel/forfait jours réduits, il doit en faire la demande à son hiérarchique en LRAR ou par mail 6 mois avant la date envisagée de sa retraite progressive. La Poste dispose de 2 mois pour y répondre. Le silence conservé pendant 2 mois vaut rejet de la demande.
La retraite progressive n’est pas cumulable avec le TPAS !
Alors si vous êtes intéressé, rapprochez-vous de votre responsable RH d’établissement.
Attendu par bon nombre d’entre vous, deux dispositifs de TPAS (Temps Partiel Aménagé Sénior) sont reconduits du 1 janvier 2024 au 31décembre 2024 :
Le TPAS fonction comportant des facteurs de pénibilité au sens postal ou bénéficiaires de l’obligation d’emploi. Les conditions:
Le TPAS autres fonctions. Pour cela il faut être âgé de 61 ans et 6 mois.
Dans tous les cas, l’accès au TPAS ne sera ouvert qu’aux personnes ayant eu une activité effective de 25 ans minimum à La Poste.
Même si cette mesure persiste pour un an supplémentaire, force est de constater que La Poste n’a pas fait dans la dentelle. En prenant pour prétexte le recul de l’âge de départ à la retraite imposé par le gouvernement et largement combattu par FO Com, elle durcit sérieusement les critères d’éligibilité comme si la réforme administrative des retraites avait une quelconque incidence quant à l’âge de séniorité ! Par exemple, auparavant, dans le TPAS comportant des facteurs de pénibilité, il fallait être âgé de 57 ans. Là, on prend 9 mois d’un coup ! Il fallait justifier de 10 ans d’activité effective sur les 20 dernières années. Là, c’est 5 ans de plus ! Et pour le TPAS sans pénibilité, il fallait 59 ans et 6 mois, donc l’âge requit avance de deux ans !
A noter que l’allocation spécifique de fin de carrière (ASFC) pour les fonctionnaires est également reconduite.
Pour plus d’infos : rh.poste@fo-communication.fr
La Banque Postale (LBP), filiale de La Poste, vient de comprendre que les 171 000 retraités et, d’une façon générale les futurs retraités, constituaient un atout indispensable pour son équilibre financier.
Pourtant c’était loin d’être gagné depuis sa décision brutale de juin dernier de supprimer ce qui restait de considération due aux retraités : les quelques avantages bancaires dont ils bénéficiaient encore sur leur comptes courants.
Il faut croire que notre combat engagé depuis 2022 et les actions menées contre cette décision inacceptable et méprisante visant à redonner aux postiers retraités, et au-delà aux futurs retraités, la reconnaissance que leur entreprise leur doit après des décennies passées à travailler à son développement, ont été entendues.
FO a agi (tracts, pétitions et plus récemment modèle de lettre des retraités au Président) auprès de La Poste afin que sa Banque Postale renonce à cette décision.
Le 30 octobre, plus de 1400 signatures à notre pétition réclamant le maintien des avantages et dénonçant cet acte de déconsidération ont été remises à la DRH du Groupe. En retour, elle nous informait que LBP devait réfléchir à un dispositif de compensation.
Fin novembre, Force Ouvrière lançait une lettre des retraités au Président afin de faire entendre à La Poste que les retraités ne se laisseront pas faire. Plusieurs centaines de lettres sont parvenues au Président.
Ainsi après plusieurs mois d’interventions contre cette décision arbitraire, La Banque Postale vient d’annoncer, lors du récent CA de La Poste, ses propositions en termes d’avantage bancaire (geste commercial) qu’elle est prête à faire pour les 171 000 postiers retraités :
Avant de préciser la forme de la compensation, elle souhaite questionner les syndicats sur ces propositions. Pour FO Com, c’est une première avancée. Reste à connaitre les modalités d’obtention et les conditions de ces deux choix. Nous demanderons l’octroi des deux. A défaut, celle relative aux 80 € attribués par an à chaque retraité serait des plus judicieuse et compenserait mieux ce que les retraités ont perdu.
Dans l’attente de la décision finale par rapport aux propositions, FO Com reste vigilante et entend agir afin que La Poste redonne à ses retraités toute la considération qu’ils sont en droit d’attendre.
Au prétexte de difficultés financières, La Poste a décidé, arbitrairement et unilatéralement, de supprimer les quelques rares avantages bancaires accordés à ses retraités (et, par conséquent, à ses futurs retraités) domiciliant leur pension sur un compte bancaire de La Banque Postale. Fin, au 1er janvier 2024 :