Archives: Courrier

Cadres de proximité au Courrier

Cadres de proximitéLa « charge de travail clandestine », star des organisations!

La Direction du Courrier, toujours en quête d’innovation a résolu la problématique de la « surchauffe » des cadres. La solution était simple : il suffisait de cacher le thermomètre ! Derrière ce constat affligeant se cache une situation de plus en plus difficile à vivre pour bon nombre de cadres de proximité.

Aux responsabilités de l’encadrement viennent s’ajouter structurellement les tâches d’exécution sans qu’aucune évaluation sérieuse de la charge de travail totale ne soit menée correctement.

Pour La Poste, ce que l’on ne chiffre pas n’existe pas ! 

Les cadres de proximité sont ainsi devenus une variable d’ajustement, corvéables à merci, à faibles coûts et dont les conditions de travail ne cessent de se dégrader. Est-il besoin de rappeler que le statut des cadres III-1 et III-2 ne cesse de poser question dans notre entreprise : toujours plus de contraintes et d’exigences sans pour autant bénéficier des contreparties et garanties propres aux cadres (cotisations retraite, rémunérations …)

Le système ainsi mis en place présente certains « avantages » puisqu’il permet à La Poste de s’exonérer du paiement des heures supplémentaires.

En agissant ainsi, La direction crée le terreau de la grogne et participe activement, à sa manière, à préparer la rentrée sociale… Pour FO, il y a urgence à mettre en place un outil effectif et opérationnel de suivi de la charge de travail pour tous les cadres Courrier.

La fin d’une époque… la fin du facteur ?

La Poste vient d’annoncer la suppression du timbre rouge au 1er janvier 2023. Ce dernier permettait théoriquement une distribution en 1 jour contre 3 pour le timbre vert.

Même si l’effondrement du flux de courrier est une évidence, même si les contextes environnementaux et technologiques peuvent prétexter une bifurcation économique de la part de l’entreprise, il faut garder à l’esprit que moins de courrier = moins de facteurs. L’alternative principale de cette baisse de trafic ne doit pas être la suppression de postes.

FO Com redoute la mort à petit feu des métiers de proximité au profit de quelques automates ou autres e-services. Et puis que fait-on des usagers souffrant d’illectronisme ou vivant dans les zones blanches ? Comment maintenir un service public universel si on ne donne pas les moyens de ses ambitions ?

FO Com exige que les choix stratégiques de La Poste prennent essentiellement en compte le volet humain à travers le maintien des emplois, la formation, la diversification des tâches.

Agents de la distribution et du traitement : Plus de travail pour moins de reconnaissance…

distributionL’obtention de primes est soumise à des critères décidés de manière unilatérale par La Poste. Depuis le départ, nous dénonçons l’application du critère d’absentéisme impactant directement le montant des primes.

En cette période de reprise épidémique, nous avons donc à nouveau alerté la BSCC à ce sujet en exigeant la neutralisation des absences liées au Covid dans le calcul de la prime d’équipe. Si La Poste n’accède pas à notre revendication, alors, les conséquences pourraient être pires :

  • Démotivation totale des personnels,
  • Absentéisme encore plus important,
  • Démissions.

Nous rappelons que plus de 60% des postiers se trouvent en dessous du salaire médian français.  Nous rappelons également les nombreuses difficultés de l’entreprise à embaucher mais aussi de conserver son personnel au sein de ses établissements.

Au-delà de cette demande légitime, nous continuons de revendiquer l’augmentation générale des salaires et un 13eme mois pour tous.

Plan de production : des facteurs dans la tourmente

De-ci de-là fleurissent des présentations de plans de production plus ou moins excentriques. La dernière version affligeante fait référence à un mystérieux plan de charge dont nul ne connait l’origine.

Si jusque-là, cela pouvait prêter à sourire, désormais, on grince des dents car le but de toutes ces différentes présentations réside dans le fait de supprimer des renforts aux agents de la distribution et d’ajouter à outrance de la sécabilité ! Pire encore, de nombreux territoires ont cru bon de s’emparer du contingent de 30 + 10 jours pour le programmer durant la période estivale.

[Lire le tract]

Plan de production rime avec injonction contradictoire

Plan de production

Puisqu’il semble si difficile à La Poste de faire respecter, dans les territoires, ses écrits à propos de l’accord signé le 17 décembre 2021 pour les agents et encadrants de la distribution et du traitement, une note datée du 8 février 2022 expliquant les modalités de mise en œuvre du plan de production était envoyée à tous les managers.

La DMDL (Direction des Métiers de la Distribution et de la Livraison), grande absente en ce début d’année, n’était pas en soutien des Directeurs d’Établissement, et aujourd’hui, nous constatons de grandes dérives quant aux plans de production. Ceux-ci sont trop souvent absents des dossiers comités techniques, ou bien, quand ils y sont intégrés, ils demeurent fréquemment incomplets.

Exemple : On voit fleurir, sur ce 2e quadrimestre, des contournements inadmissibles sur la sécabilité. 30 voire 40 jours de programmés sur la période estivale.

Inopinée signifie pourtant : qui arrive, se produit alors qu’on ne s’y attendait pas ! et pas autre chose !

On constate également qu’aucun suivi n’est réalisé dans les établissements concernant le nombre de jours effectués par le facteur.

En totale contradiction avec cette note, La Poste sort en avril un plan de réassurance et demande à ses directeurs « d’utiliser au maximum les possibilités de l’accord sur la flexibilité (30 j + 10) ». Ordre et contre-ordre. Schizophrénie totale !

FO Com exige le strict respect de l’accord et du dialogue social.