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Cadres : vous avez dit NAO ?

La loi oblige les entreprises à engager, chaque année, des négociations salariales avec les Organisations Syndicales : ce sont les NAO (Négociations Annuelles Obligatoires).

A La Poste, les salaires, du facteur au cadre sont insuffisamment élevés pour pouvoir absorber l’inflation du moment (6% selon l’INSEE) !

Concernant les cadres, La Poste propose pour le moment 1% d’augmentation générale et 2% d’augmentation individuelle. Nous savons tous que les enveloppes ne seront jamais distribuées intégralement à chaque cadre : ce sera donc au manager de niveau local de répartir, de manière subjective, ces enveloppes par ailleurs faméliques.

La Poste s’interroge sur la raison de ses difficultés à recruter des cadres ? Qu’elle commence par bien les rémunérer. Car la reconnaissance passe aussi par le salaire et exige donc, pour FO Com, plus que 1%. Sans compter que l’engagement quotidien des cadres, quel que soit leur niveau et leur fonction, est tel (heures supplémentaires non payées, responsabilités de plus en plus lourdes, surcharge de travail) que la proposition actuelle s’apparente plus à un pourboire qu’à une augmentation salariale !

Aujourd’hui le compte n’y est pas, FO Com continue à porter la voix des cadres en exigeant des augmentations salariales significatives notamment au regard de l’inflation actuelle.

Côté Cadres – Télétravail, dispositif contre la morosité

Les crises, qu’elles soient sanitaires, économiques ou sociales se suivent et, même si certains l’oublient, impactent tous les cadres. Le télétravail reste le dispositif « anti-morosité » plébiscité par bon nombre d’entre nous. Il atténue la détérioration du pouvoir d’achat et améliore les conditions de travail de l’encadrement.

Pour FO, son développement doit être accentué.

Pour en savoir plus, [Lire le tract]

Cadres de proximité au Courrier

Cadres de proximitéLa « charge de travail clandestine », star des organisations!

La Direction du Courrier, toujours en quête d’innovation a résolu la problématique de la « surchauffe » des cadres. La solution était simple : il suffisait de cacher le thermomètre ! Derrière ce constat affligeant se cache une situation de plus en plus difficile à vivre pour bon nombre de cadres de proximité.

Aux responsabilités de l’encadrement viennent s’ajouter structurellement les tâches d’exécution sans qu’aucune évaluation sérieuse de la charge de travail totale ne soit menée correctement.

Pour La Poste, ce que l’on ne chiffre pas n’existe pas ! 

Les cadres de proximité sont ainsi devenus une variable d’ajustement, corvéables à merci, à faibles coûts et dont les conditions de travail ne cessent de se dégrader. Est-il besoin de rappeler que le statut des cadres III-1 et III-2 ne cesse de poser question dans notre entreprise : toujours plus de contraintes et d’exigences sans pour autant bénéficier des contreparties et garanties propres aux cadres (cotisations retraite, rémunérations …)

Le système ainsi mis en place présente certains « avantages » puisqu’il permet à La Poste de s’exonérer du paiement des heures supplémentaires.

En agissant ainsi, La direction crée le terreau de la grogne et participe activement, à sa manière, à préparer la rentrée sociale… Pour FO, il y a urgence à mettre en place un outil effectif et opérationnel de suivi de la charge de travail pour tous les cadres Courrier.

Cadres au Colis : « Confinés dans la morosité » !

Au Colis, le plan stratégique 2030 se met en place au pas de charge sans ménager l’encadrement. La suppression et la concentration des sites mettent ainsi brutalement en reclassement de nombreux cadres Colis. Ceux-ci se voient imposer de nouvelles fonctions, « rarement désirées », qui trop souvent, sont vécues comme un véritable déclassement.

A titre d’exemples, des RESC / RPROD, membres du CODIR, se retrouvent après les relocalisations sur des fonctions de Chefs d’Equipe ! De nombreux DE se retrouvent eux aussi en reclassement, confrontés à des choix par défaut.

De telles pratiques sont aux antipodes des projets professionnels tant glorifiés par La Poste. Le décalage est grand entre le discours rassurant et les réels impacts de ces réorganisations à répétition qui considèrent les cadres comme la dernière roue du carrosse.

Pour FO, cette situation ne peut plus durer.

Une fois de plus, de nombreuses particularités et situations individuelles sont traitées avec une légèreté qui relève de la provocation. Une fois de plus, les cadres ne sont pas considérés avec le respect et la reconnaissance qu’ils méritent.

FO alerte la direction du Colis sur une situation structurelle qui porte atteinte à la motivation de tout l’encadrement et à l’adhésion au plan stratégique de l’entreprise.

Il y a désormais urgence à reconsidérer le statut et la place des cadres au Colis!