Actualités/Tracts

A quand le Conseil des postiers ?

Le souhait de nos dirigeants est de voir, à horizon 2025, La Banque Postale se hisser sur la 3e marche du podium de la satisfaction client.

Force est de constater, par le biais des écoutes clients à chaud comme à froid, que le chemin à parcourir semble encore long. La voix du client classe l’établissement à la dernière place en ce qui concerne les conditions d’accueil dans les bureaux de poste, l’accessibilité téléphonique ainsi que le traitement des réclamations.*

Face à ce constat, différentes pistes voient le jour. La nécessité d’écouter le client est devenue une évidence. Le 2 juin 2022 s’est réuni le premier conseil des clients de La Banque Postale. Composé d’une dizaine de personnes incarnant la diversité de la clientèle et des Français, ce conseil aura en charge de faire remonter les différentes attentes des clients, explorer leurs irritants ainsi que leur vision sur le travail de la banque. L’objectif sera alors de savoir prendre en compte ces avis afin d’améliorer l’expérience client.

Pour FO, rien ne vaut la parole directe du client. L’idée semble donc séduisante même si l’échantillon est réduit.

Dans le même esprit, il serait temps de prendre en compte le mécontentement des collaborateurs. Donc, à quand le Conseil des postiers ?

*d’après le Directeur de l’expérience client et de la qualité lors de la master class sur l’expérience client en octobre 2022

Emploi : Un peu de calcul…

EmploiEffectifs et mouvements : le compte est bon (pour La Poste)

Le bilan social 2021 faisait état d’un effectif total de 176 866 postières et postiers mais, en réalité, si on enlève les TPAS, les agents en longue maladie, etc… on comptabilise 134 727 personnels permanents dont 73 165 femmes.

Une fois qu’on a dit cela, on regarde les tableaux d’un peu plus près : 5 449 embauches en CDI pour 11 957 départs !

La Poste est une entreprise qui se porte bien, et même très bien lorsqu’on regarde les résultats financiers de ce premier semestre 2022. Certes, la finance, ce n’est pas uniquement les activités propres à l’entreprise mais aussi de judicieuses écritures comptables.

En résumé, selon La Poste : baisse de trafic au courrier, baisse de fréquentation dans les bureaux de poste, concurrence de plus en plus acérée, compétitivité à revoir : Il faut baisser les effectifs ! Certes, mais il ne faut pas faire n’importe quoi : On ne remplace qu’un 1 postier pour 2 départs, on mutualise, on presse, on agrandit les périmètres d’intervention, les tournées, on réduit les créneaux horaires d’ouverture. Aucune surprise donc de retrouver de nombreux personnels en burn-out ou en inaptitude.

Tiens, l’inaptitude, parlons-en ! 525 licenciements pour inaptitude ! Mais combien le sont devenus du fait de conditions de travail déplorables ?

686 licenciements pour discipline ! Là aussi, une recrudescence à peine voilée de la part de La Poste. Les CAP/CCP sont-ils devenus un outil RH afin de réguler les effectifs ?

FO Com dénonce fermement la politique de gestion des effectifs. Bien que les profits d’une entreprise soient essentiels à la survie de celle-ci et donc de ses salariés, ces derniers étant les principaux acteurs de cette réussite, ils doivent être les principaux bénéficiaires de ces résultats. Par des augmentations réelles et substantielles de salaire mais aussi par une amélioration des conditions de travail.

Côté Cadres – Expérimentation DREX à la BGPN

Les réorganisations touchent tous les grades !

Cadres des classes III, et supérieures vous pouvez être impactés par le projet concernant la mise en place des DREX , fusion de plusieurs DR, et votre poste peut être supprimé, ou vous pouvez ne pas être retenu.

Pour en savoir plus, [Lire le tract]

Le CC Enchaîné – Octobre 2022

Sommaire:

  • Augmentation des salaires et des primes : c’est maintenant !
  • Chargés de Clientèle : développement des compétences et logique de progression
  • Une nouvelle tenue vestimentaire pour le collectif en contact avec les clients
  • Nouveaux modèles de bureaux
[Lire le CC enchaîné – Octobre 2022]

Sobriété énergétique : la tête dans le guidon et les pieds dans la glace

Sobriété énergétiqueAlors que l’automne fait son œuvre précédant peut-être un hiver difficile, La Poste a annoncé, il y a quelques jours, en CNSST (Commission Nationale Santé et Sécurité au Travail), un plan de sobriété énergétique.

Certes, la planète, l’augmentation des coûts du gaz et de l’électricité, l’instabilité économique due au conflit Russo-Ukrainien pousse à réfléchir différemment. Bref, il faut participer à cet « engagement sociétal » comme dit le Président Wahl. Mais… Attention, il faut toutefois veiller à ce que les conditions de travail des postières et des postiers ne s’en trouvent pas dégradées, risquant des dommages collatéraux sérieux.

Postimmo et la DT sont en charge des dispositions concernant le chauffage et l’éclairage.

Pour le chauffage, il a été décidé de placer le curseur à 16° pour les locaux industriels et 19° pour les sites tertiaires. 14° pour les locaux inoccupés pendant 24h à 48h.Les chauffages d’appoints sont interdits.16° dans les locaux industriels ? Ceux avec le plafond très haut ? La chaleur monte, il fera donc 16° sous le plafond, mais combien à hauteur de casier ?

Dans toutes les branches, la période hivernale, est une période où l’activité croît fortement, toutes et tous seront « au taquet », il ne faudrait pas que le personnel souffre des écarts de températures et tombent malades. La Poste n’aura rien à y gagner.

Pour FO Com, il faut adapter en fonction de la météo et de la configuration des locaux, être vigilant aux alertes des représentants du personnel dans les CHSCT et agir en rapport. Appliquer une politique de sobriété énergétique pour faire des économies, oui ! Mais pas au détriment de la santé des postières et des postiers.