Sans Frontières

Fermetures en Suisse…

suisseAu mois de juin, La Poste suisse a annoncé que 765 offices de poste sont garantis jusqu’en 2020 et que 459 autres sont menacés de fermeture, soit 37% des offices du pays.
La Poste confirme qu’à terme elle veut exploiter elle-même entre 800 et 900 offices. Dans son communiqué, elle annonce qu’elle va « étoffer son offre », car si ce sont aujourd’hui 3 854 points d’accès qui sont à la disposition de la clientèle, ce nombre sera porté à 4 200 d’ici 2020.
Ce réseau de 4 200 bureaux sera réparti en 800 à 900 offices, 1 200 à 1 300 agences (c’est-à-dire des bureaux de poste intégrés à des commerces), 1 300 services à domicile et 500 à 700 points d’accès complémentaires ou destinés à la clientèle commerciale, selon le vocabulaire de La Poste.
La Poste assure que les agences postales intégrées dans le modèle de filiales partenaires (épiceries, administrations locales et autres commerces de village) permettent d’effectuer 97% des opérations postales. Ainsi, selon La Poste, le format des filiales s’est largement imposé.
Syndicom ne l’entend pas de cette oreille. Pour le syndicat, La Poste « brasse de l’air, mais ne présente aucune stratégie ».
Syndicom affirme également que La Poste souhaite poursuivre la réduction des services déjà entamée. « Une nouvelle fois, des points d’accès allégés sont présentés comme des projets d’avenir, tandis que la poursuite du développement de l’offre de services demeure nébuleuse », précise-t-il.

BREXIT–Les négociations commencent

englandLe processus de sortie du Royaume-Uni de l’Union Européenne a officiellement été lancé le 29 mars 2017. Les instabilités régionales couplées à la lutte politicienne pour les élections anticipées du 8 juin 2017 poussent encore davantage le Royaume-Uni au bord de la rupture alors que le TUC (Trade Union Congress) – principale organisation syndicale britannique – continue de se mobiliser pour défendre les droits des travailleurs.
Une récente étude, Could a bad Brexit deal reduce workers’ rights across Europe ?, commandée par le syndicat et publiée début mai 2017, s’est penchée sur la relation entre le niveau de protection des travailleurs et l’investissement direct étranger ainsi que sur les possibles retombées du Brexit sur le niveau de protection des travailleurs en Europe – concluant que le scénario le plus probable est la polarisation du marché du travail avec un affaiblissement de la protection des travailleurs peu qualifiés et un maintien de la protection actuelle pour les travailleurs hautement qualifiés.
Pour Force Ouvrière, la sortie du Royaume-Uni de l’Union Européenne est complexe et inédite. L’issue des négociations sera décisive pour le futur de l’Union Européenne.
Un futur accord doit nécessairement prévoir que le Royaume-Uni transpose l’ensemble de l’acquis social communautaire dans sa législation nationale afin de protéger les droits des travailleurs et éviter le nivellement par le bas, ouvrant la voie à un dumping social et fiscal dans les futures relations entre l’Union Européenne et le Royaume-Uni.

Fin des frais d’itinérance

Depuis le 15 juin, les opérateurs européens ne doivent plus facturer les frais de roaming dans les pays membres de l’UE. Ce qui ampute leurs marges. Selon la commission européenne, la fin des frais d’itinérance devrait ainsi entraîner une perte de 1,2 milliard de revenus pour les télécoms européens. Perte dont le remplacement n’a été prévu par aucune mesure compensatrice. La politique consumériste défavorable aux opérateurs européens et favorable à leurs concurrents est encore accentuée, qu’ils soient extra ou intra-européens.
La réglementation européenne permet ainsi aux MVNO1 d’échapper à la fin du roaming afin de «garantir la viabilité de leur modèle tarifaire national ». En France, l’Arcep permet à onze d’entre eux, dont EI Telecom, de facturer des frais d’itinérance supplémentaires au détail quand la marge négative nette générée par ces frais dépasse les 3% de la marge générée par ses services mobiles. Chez FOCom, on souhaiterait que cette attention à la viabilité économique d’acteurs très peu contributifs au développement du secteur soit mieux partagée!

1MVNO (de l’anglais Mobile Virtual Network Operator), est un opérateur de téléphonie mobile virtuel, qui, ne possédant pas d’infrastructure de réseau propres, contracte des accords avec les
opérateurs mobiles possédant un réseau mobile.

Le genre et l’économie numérique

Le 17 mars dernier, s’est tenue à Bruxelles, une réunion d’UNI Global Union femmes de la zone 4 (Belgique, France, Monaco, Luxembourg et Pays-Bas) consacrée au genre et à l’économie numérique.
Selon certaines études, 47% des personnes qui travaillent occupent un emploi dans une catégorie susceptible d’être transformée par l’informatisation. Cette tendance mondiale pourrait aboutir à la perte de 5,1millions d’emplois, tels que les emplois administratifs et de bureau, domaines de travail généralement féminisés. FO et les autres organisations syndicales se sont donc intéressées aux réponses à apporter dans ce contexte. Une employée de banque et militante FO a notamment témoigné des risques de
transformation du travail, des suppressions de postes à venir et de la robotisation. Pascal Pavageau, secrétaire général adjoint de Force Ouvrière, est intervenu pour rappeler le défi qui se présente aux syndicats et le rôle qu’ils ont à jouer face à cette nouvelle révolution industrielle.

KAZAKHSTAN : répression contre les syndicats

kazakLa répression contre les syndicats continue de battre son plein au Kazakhstan. La CNTUK, affiliée à la Confédération Syndicale Internationale (CSI), a été radiée et les principes fondamentaux de la liberté syndicale sont constamment bafoués. Les pressions contre les représentants syndicaux sont nombreuses, allant jusqu’à des peines d’emprisonnement. La CSI vient de déposer une plainte auprès de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) contre le Kazakhstan au motif d’emprisonnement injustifié de deux militants syndicalistes, ainsi que pour le refus du Gouvernement de reconnaître les droits des travailleurs de créer des syndicats indépendants dans différents secteurs d’activité.
Force Ouvrière a de nouveau exprimé son soutien aux camarades syndicalistes kazakhs et dénoncé lors du Comité Exécutif du PERC (région paneuropéenne de la CSI) le nonrespect de la liberté d’association et du droit de grève garantis par la convention fondamentale n°87 de l’OIT d’applicabilité universelle.