Actus

Dispositifs de promotion 2026, des gains annuels garantis

L’accord sur la Gestion des Parcours Professionnels et la Mixité des Métiers (GEPPMM) signé en 2025 a révisé les modalités de promotion permettant plus de rapidité et de flexibilité. Ces dispositifs de promotion, conçus pour favoriser la mobilité interne et permettre une évolution plus rapide des agents dans l’entreprise, sont ouverts à l’ensemble des postiers des Classes I à IV, incluant :

  • Les salariés en CDI avec au moins un an d’ancienneté.
  • Les fonctionnaires jusqu’à la classe IV.
  • Les agents contractuels de droit public.

Dispositifs de promotion :

Dans le cadre d’un recrutement interne: processus simultanés de sélection métier et de promotion (qui se fait à la date de prise de poste avec une évolution immédiate de la rémunération).

La reconnaissance des acquis professionnels (RAP) : initiée par les managers lors de l’entretien annuel, confirmée en revue de personnel.

Côté rémunération

    • Reprise d’ancienneté : un taux de 100% pour toutes les promotions des Classes I à III, indépendamment du nombre de niveaux franchis.
    • Gain à la promotion : Calculé sur la base de la grille des salaires et incluant des éléments tels que le salaire de base, le Complément de Rémunération (CDR), et l’Indemnité de Carrière Antérieure Personnelle (ICAP) éventuelle. Un gain minimum est garanti selon le niveau atteint après promotion, mentionné pour chaque niveau et cumulé en cas de franchissement de plusieurs niveaux.
    • Montant garanti (en vigueur au 1er janvier 2026): par exemple, une promotion du niveau III.2 vers le groupe A garantit un gain annuel brut de 2 640 €. Les Gains se cumulent si la promotion concerne plusieurs niveaux.
Niveau après promotion   III.1     III.2      III.3       Groupe A
Niveau avant promotion
I.2 2 860 €    2 400 €    2 400 €        1 320 €
I.3 2 860 €    2 400 €    2 400 €        1 320 €
II.1 2 860 €    2 400 €    2 400 €        1 320 €
II.2 2 860 €    2 400 €    2 400 €        1 320 €
II.3 1 430 €    2 400 €    2 400 €        1 320 €
III.1    1 320 €    1 320 €        1 320 €
III.2    1 320 €        1 320 €
III.3        1 320 €

Pour plus de renseignements, rapprochez-vous de vos militants FO Com locaux.

Hausse des carburants

FO Com demande à La Poste une réévaluation des remboursements de frais

Face à la hausse récente des prix des carburants, provoquée par les tensions internationales et la guerre au Proche-Orient, FO Com a demandé à la Direction la réévaluation des remboursements de frais d’essence pour les salariés amenés à utiliser leur véhicule dans le cadre de leur activité professionnelle.

De nombreux personnels sont directement impactés par cette augmentation qui pèse de plus en plus sur leur budget. Pour FO Com, il n’est pas acceptable que les salariés supportent seuls les conséquences de cette flambée des prix alors même que leurs déplacements sont indispensables à l’activité de l’entreprise.

FO Com demande donc une adaptation rapide des barèmes de remboursement afin qu’ils reflètent réellement le coût actuel du carburant. Cette mesure serait une réponse concrète pour préserver le pouvoir d’achat des salariés concernés et reconnaître les contraintes financières liées à leurs missions.

FO Com restera attentive aux suites données à cette demande et continuera à défendre des conditions de travail et de déplacement équitables pour l’ensemble des personnels.

 

8 mars 2026 : Journée internationale des droits des femmes

Un demi-siècle après, toujours pas d’égalité salariale !

En cette Journée internationale des droits des femmes, Force Ouvrière rappelle que l’égalité salariale reste, en France, un combat loin d’être gagné. Plus de cinquante ans après la loi de 1972 imposant « à travail de valeur égale, salaire égal », les écarts demeurent. Selon l’INSEE, en 2024, les femmes gagnent encore en moyenne 21,8 % de moins que les hommes sur l’année, et 14 % à temps équivalent. La promesse d’égalité demeure non tenue.

Depuis 2018, le gouvernement met en avant l’index de l’égalité professionnelle comme preuve de progrès accomplis. Mais FO en dénonce les limites : dispositif déclaratif, sans contrôle réel ni sanctions dissuasives. Huit ans après, les résultats parlent d’eux-mêmes : près d’un quart des entreprises n’atteignent pas la note minimale, beaucoup ne publient pas leurs scores, et les pénalités prévues par la loi restent rares. Derrière ces chiffres, ce sont chaque année des milliers de femmes qui perdent des milliers d’euros, en salaires comme en droits à la retraite.

L’exemple de La Poste l’illustre parfaitement. En 2026, l’entreprise affiche un Index à 99/100, laissant croire que l’égalité est acquise. Une note flatteuse (+5 points par rapport à 2025), obtenue notamment grâce à la présence de quatre femmes parmi les dix plus hauts salaires, critère suffisant pour obtenir la note maximale. Pourtant, les inégalités persistent : écarts de rémunération, carrières ralenties, plafonds de verre tenaces, métiers fortement genrés, etc. En 2025, La Poste a même dû mobiliser 750 000 euros pour corriger des écarts salariaux concernant plus de 500 bénéficiaires.

Début 2026, un rapport parlementaire est venu confirmer le constat de FO : l’index n’a produit que des effets de façade. Dans plusieurs secteurs, les écarts repartent même à la hausse. FO dénonce cette hypocrisie qui réduit l’égalité salariale à une vitrine de communication, pendant que, dans la santé, le commerce, le social ou la fonction publique, les métiers à forte présence féminine restent sous-payés et sous valorisés.

Face à cette situation, FO exige des mesures concrètes : contrôles indépendants, sanctions automatiques en cas de manquements, transparence intégrale des grilles de salaires et revalorisation urgente des métiers féminisés. L’État doit cesser de se limiter à un rôle d’observateur et redevenir garant de l’égalité.
La transposition prochaine de la directive européenne 2023/970 sur la transparence salariale est une occasion à saisir. Ce texte impose la publication des écarts de rémunération et le droit pour chaque travailleur/travailleuse d’y accéder. Pour FO, il ne doit pas être appliqué a minima mais dans toute son ambition, avec des contrôles effectifs et des moyens renforcés.

Car l’égalité salariale n’est ni un slogan ni une faveur : c’est un droit fondamental. Plus d’un demi-siècle après la loi de 1972, FO continuera à se battre pour qu’il devienne enfin réalité, sur les bulletins de paie comme dans les carrières. Assez d’attente, assez d’injustice : il est temps d’agir !

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Pour FO Com, améliorer le pouvoir d’achat des postiers est une priorité.