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Aidants : FO Com signe l’avenant, mais refuse l’immobilisme

FO Com a décidé de signer l’avenant prolongeant jusqu’au 31 décembre 2027 l’accord relatif à l’amélioration de la conciliation entre vie professionnelle et vie personnelle des postières et postiers aidants. Une signature de responsabilité pour préserver les droits existants.

Parce que derrière les chiffres, il y a des femmes et des hommes qui, chaque jour, jonglent entre leur travail et l’accompagnement d’un parent dépendant, d’un conjoint malade, d’un enfant en situation de handicap ou d’un proche fragilisé. Et ils sont de plus en plus nombreux. Plus de 6 400 aidantes et aidants sont aujourd’hui recensés à La Poste. Cette progression constante n’est pas un phénomène passager : elle traduit une réalité de société qui exige des réponses ambitieuses et durables.

Une première revendication obtenue

Lors de cette réunion, FO Com a porté plusieurs exigences avant de se prononcer favorablement sur la prolongation de l’accord. Nous avons obtenu une avancée concrète : l’ouverture du fonds de solidarité aux parents confrontés à la perte d’un enfant.

Dans ces moments où aucun parent ne devrait avoir à se demander comment concilier son deuil avec ses obligations professionnelles, cette mesure apporte une réponse plus humaine et plus juste. FO Com se félicite de cette évolution, fruit d’une revendication portée avec détermination.

Mais les aidants méritent davantage

Pour FO Com, prolonger un accord ne peut pas signifier mettre nos revendications entre parenthèses pendant un an. Nous avons donc réaffirmé plusieurs revendications fortes :

  • La création d’un véritable droit au répit. Être aidant ne s’arrête pas à la fin de la journée de travail. Beaucoup vivent une double journée permanente, avec des conséquences parfois lourdes sur leur santé, leur vie familiale et leur équilibre personnel. Les dispositifs existants sont utiles, mais ils ne remplacent pas un véritable droit au repos et au répit.
  • La reconnaissance de la charge mentale des aidants. Derrière chaque aidant se cachent des rendez-vous médicaux, des démarches administratives, des inquiétudes quotidiennes, des décisions difficiles et une organisation permanente. Cette charge invisible est une réalité qu’il est temps de reconnaître pleinement dans les politiques sociales de l’entreprise.
  • Des jours d’absence supplémentaires pour faire face aux situations les plus lourdes. Les besoins augmentent. Les droits doivent suivre. FO Com continuera à porter cette revendication lors des prochaines discussions.
  • Une communication enfin à la hauteur des enjeux. Depuis la disparition de la DNAS et la réorganisation des dispositifs d’accompagnement, trop de postières et de postiers ignorent encore leurs droits. Certificat aidant, fonds de solidarité, renouvellements, accompagnement social, Allo Aidant : ces dispositifs existent, mais encore faut-il qu’ils soient connus de celles et ceux qui en ont besoin.

Des moyens pour accompagner les aidants

FO Com a également alerté la Direction sur la charge de travail des assistantes sociales mobilisées au sein de la plateforme Allo Aidant.

Nous saluons leur engagement quotidien auprès des aidants, mais nous refusons que cet accompagnement repose uniquement sur la bonne volonté des équipes. L’augmentation constante du nombre d’aidants devra nécessairement s’accompagner de moyens humains adaptés.

FO Com continue le combat

La prolongation de l’accord est une étape. Elle permet de sécuriser les acquis obtenus depuis 2024. Mais pour FO Com, le prochain rendez-vous est déjà fixé : construire de nouveaux droits. Parce qu’un aidant ne choisit pas toujours de le devenir. Parce que demain, cela peut concerner chacun d’entre nous. Parce que la solidarité ne doit pas être un discours, mais une réalité concrète.

FO Com continuera à porter la voix des aidantes et aidants de La Poste pour obtenir davantage de répit, davantage de reconnaissance et davantage de droits.

Canicule et chaleur au travail

Les vagues de chaleur au travail tout comme les évènements climatiques extrêmes peuvent dégrader les conditions de travail des postières et des postiers et accroître les risques d’accidents, parfois graves. Les épisodes de chaleur, de plus en plus fréquents, doivent être intégrés dans l’évaluation des risques (DUERP)  par La Poste.

La Poste a des obligations et des mesures de prévention doivent être mises en place concernant les méthodes de travail, l’aménagement des lieux, l’organisation du travail, les équipements, les protections individuelles ou encore la formation.

Si ces mesures ne sont pas respectées, et si vous considérez que cela devient intenable et dangereux pour votre santé, vous pouvez déclencher un DGI (Danger Grave et Imminent) seulement si aucun moyen n’est mis en place pour réduire le risque ;  l’inspection du travail peut exiger de La Poste qu’elle prenne des mesures correctives.

FO Com a porté le sujet des conditions climatiques lors de nos négociations avec l’entreprise demandant la mise en place d’un accord dédié. Nous avons pour le moment obtenu que ce sujet soit intégré dans l’accord QVCT (Qualité de Vie et Conditions de Travail).

FO Com sera particulièrement vigilante à ce que l’employeur respecte ses obligations dans tous les services. Le changement climatique est un sujet de sécurité au travail et de santé publique qui peut avoir des impacts forts professionnellement voire personnellement. Nous ne négocions pas avec la Santé et la Sécurité des postières et des postiers. N’hésitez pas à vous rapprocher de nos militants FO Com locaux pour connaître vos droits.

Bons plans pour les vacances

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NAO, conditions de travail et dialogue social : des réponses attendues

Dans un contexte économique qui continue de peser sur le pouvoir d’achat des postières et des postiers, FO Com a de nouveau demandé à la Direction la réouverture des Négociations Annuelles Obligatoires. Après plusieurs courriers adressés à l’entreprise et une rencontre avec la PDG et la DRH du Groupe, nous continuons de porter cette revendication légitime afin que les rémunérations soient réévaluées à la hauteur des difficultés rencontrées par les agents et les cadres.

Nous avons également alerté la Direction sur la dégradation des conditions de travail qui se traduit par une hausse de l’absentéisme, des départs de l’entreprise, une multiplication des sanctions disciplinaires et des situations de mal-être aux conséquences parfois dramatiques qui ne peuvent être ignorées. Face à ces constats, il est urgent que La Poste mette en œuvre des actions concrètes de prévention, d’accompagnement et d’amélioration des conditions de travail.

Enfin, nous avons réaffirmé notre exigence d’un dialogue social de qualité. Les organisations syndicales doivent être associées en amont des projets afin que les remontées du terrain, les attentes des agents et les impacts sur les organisations de travail soient réellement pris en compte. Le dialogue social ne peut se limiter à une simple consultation des instances une fois les décisions déjà arrêtées.

Ces sujets ont également été portés au plus haut niveau de l’entreprise lors du Conseil d’Administration du 11 juin, où notre administratrice est intervenue sur la nécessité de réouvrir les NAO et d’agir face à la dégradation des conditions de travail. Nous poursuivrons nos démarches et nos interventions pour obtenir des réponses concrètes sur ces enjeux essentiels pour l’ensemble des postières et des postiers.