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1er mai : le symbole des conquêtes sociales

À l’occasion du 1er mai, journée internationale des travailleuses et des travailleurs, FO Com réaffirme son attachement indéfectible aux droits sociaux, aux libertés syndicales et au progrès collectif.

Dans un contexte de transformations profondes dans nos entreprises, FO Com alerte sur les conséquences sociales des réorganisations permanentes et de la recherche accrue de rentabilité. Pour FO Com, ces évolutions ne peuvent se faire au détriment de l’emploi, des conditions de travail et du service public.

Le 1er mai est aussi un moment de mobilisation pour rappeler que les travailleurs ne sont pas une variable d’ajustement. FO Com revendique des augmentations salariales à la hauteur de l’inflation, la reconnaissance des qualifications, ainsi que le maintien de collectifs de travail solides.

En cette date anniversaire des 140 ans du 1er mai à Chicago, FO Com exprime son soutien à tous les travailleurs du monde entier.

Plus que jamais, FO Com appelle à faire cette date un temps fort de solidarité et de revendications, pour les salaires, l’emploi, la protection sociale, le service public.

Le 1er mai n’est pas un souvenir, c’est un symbole. Pas touche au 1er mai !

Accord aidants : des avancées… mais encore une marge de progrès

La commission de suivi de l’accord aidants du 1er avril a permis de dresser un premier bilan depuis sa mise en œuvre en juillet 2024.

Un nombre d’aidants en forte hausse : au 31 décembre 2025, 5 707 postiers sont reconnus aidants, contre 4 004 en 2024. Une réalité qui confirme l’importance de cet accord. Les femmes restent largement majoritaires (72 %), révélant une inégalité persistante dans la prise en charge de l’aidance.

Don de jours : un dispositif utile mais perfectible : le fonds de solidarité continue de monter en puissance avec 6 438 jours disponibles. Le nombre de bénéficiaires a presque doublé (67 agents en 2025 contre 35 en 2024). Pour FO Com, ce dispositif répond à un besoin réel mais nous alertons : les critères d’accès pourraient être trop restrictifs et méritent d’être réexaminés.

ASA aidants : une progression… mais encore insuffisante : le nombre de jours pris augmente (2,07 jours en moyenne en 2025), mais reste en dessous des 3 jours prévus par l’accord.

Pourquoi tous les droits ne sont-ils pas utilisés ? La Poste affirmant qu’il n’existe aucun frein, FO Com reste vigilante sur les éventuelles réalités de terrain, notamment managériales.

L’enquête menée en 2025 est sans appel :

  • 60 % des aidants déclarent un impact sur leur activité professionnelle
  • 58 % ont dû adapter leurs horaires
  • 19 % ont eu recours à des arrêts maladie

Si 65 % se sentent soutenus, cela signifie aussi que plus d’un tiers ne l’est pas suffisamment.

Au regard de ces constats, FO Com poursuit ses revendications auprès de La Poste sur :

  • La prise en compte de la charge mentale des aidants
  • La mise en place de jours de répit
  • Une meilleure reconnaissance des compétences acquises dans le cadre de l’aidance

Pour FO Com, l’accord aidants doit désormais monter en puissance pour répondre pleinement aux réalités vécues par les postières et les postiers. FO Com restera mobilisée pour faire évoluer les droits et garantir un accompagnement à la hauteur des enjeux. Postières, postiers, n’hésitez pas à solliciter les militants locaux pour tout renseignement.

Prime de partage de la valeur : refus de La Poste

FO Com a écrit à la PDG du Groupe le 25 mars pour demander l’instauration d’une prime de partage de la valeur à tous les postières et postiers.

La réponse de La Poste à notre demande est désormais claire : l’entreprise a opposé un refus. Cette décision apparaît en décalage avec la réalité vécue par les agents, dans un contexte marqué par une instabilité géopolitique persistante, l’inflation durable, la hausse des coûts de l’énergie et les tensions internationales.

Sur le terrain, les difficultés s’intensifient. Les agents subissent de plein fouet la dégradation du pouvoir d’achat : augmentation des dépenses contraintes, stagnation des rémunérations et conditions de travail sous pression. Pour beaucoup, notamment les plus modestes, cette situation devient de plus en plus difficilement soutenable au quotidien.

Le refus de La Poste d’instaurer une prime de partage de la valeur accentue ces fragilités. Sans action de l’entreprise, les impacts financiers pour les agents seront significatifs : perte continue de pouvoir d’achat, recours accru à l’endettement et fragilisation durable des équilibres personnels. Au-delà des aspects financiers, c’est aussi un sentiment de manque de reconnaissance qui persiste.

Dans ce contexte, cette décision soulève une forte incompréhension et renforce le décalage entre les attentes des agents et les choix de l’entreprise. Plus que jamais, la situation exige une prise de conscience et des mesures concrètes. Il y a aujourd’hui une véritable urgence sociale.

FO Com poursuit ses actions auprès de l’entreprise pour l’amélioration de votre pouvoir d’achat.

Lire le courrier de réponse de Mme Debon, PDG du Groupe La Poste

Indemnités kilométriques : un sou est un sou, mais quand même !

La Poste a annoncé une revalorisation exceptionnelle de 2 centimes de l’indemnité kilométrique pour la période du 1er au 30 avril, en raison de l’augmentation du prix du carburant. Pour FO Com, cette mesure va dans le bon sens. Elle reconnaît enfin, même modestement, l’impact direct de la hausse des coûts sur les agents qui utilisent leur véhicule dans le cadre professionnel.

Mais soyons clairs : cela reste largement insuffisant.

Insuffisant d’abord par son montant. Deux centimes ne compensent en rien la hausse réelle du carburant supportée depuis des mois par les postiers.

Insuffisant ensuite par sa durée. Une mesure limitée à un seul mois ne répond pas à une problématique qui s’inscrit dans la durée.

Insuffisant enfin parce que tous les postiers ne pourront pas en bénéficier, laissant de côté de nombreux agents pourtant eux aussi impactés.

FO Com exige des mesures plus importantes pour tous les agents, à savoir :

  • De mettre en place d’une prime spéciale liée à l’ITVP, pérenne et équitable, afin de compenser réellement les frais engagés par les personnels.
  • De revoir les organisations de travail permettant aux agents qui le souhaitent de pouvoir effectuer du co-voiturage. Nous demandons également à La Poste à nouveau de démultiplier l’information de KAROS (service de covoiturage) auprès des agents.
  • D’identifier dans tous les collectifs les agents qui seraient en difficultés pour se rendre sur leur lieu de travail et de les aider
  • D’accorder plus de jours de télétravail aux agents éligibles et permettre aux agents non éligibles de pouvoir effectuer des activités télétravaillables au plus proche de leur domicile

Cette situation risque de perdurer. Le prix du carburant va rester à un niveau élevé et la pénurie est à craindre. Nous avons demandé une rencontre à La Poste pour partager avec elle ces points et connaître le plan de continuité d’activité mis en place.

La Confédération Force Ouvrière, face à cette crise majeure, a quant à elle demandé au gouvernement de plafonner le prix des carburants à 1,50€ le litre.